Cheikh Al bani (rahimahullâh)

Son nom et sa généalogie

Abou Abd Ar-Rahmân Mouhammad Nâsir Ad-Dîn Al-Albâni
Il est surnommé "Le lion de la Sounna" [Asad as Sounna].

Son père

Son père al Haj Nouh fut diplômé des instituts religieux de la capitale Othomane " Istanbul ", puis il est revenu chez lui pour enseigner et éduquer les gens.

Sa naissance (1332 H)

Il est né en 1914 dans la ville de Ouchqou Dara qui était à l'époque la capitale d'Albanie, dans une famille pauvre mais pratiquante et connue pour les connaissances religieuses.

Vers la science du Hadith et l'importance qu'il lui donna
Al-Albâni se dirigea vers la science du Hadith alors qu'il n'avait que 20 ans à peu près, attiré par les articles qui paraissaient dans la revue "al Manar" publiée par le cheikh Mouhammad Rachid Rida -qu'Allâh lui fasse miséricorde-.

Le premier travail qu'il entreprit dans le Hadith fut de recopier le livre : Al Moughni 'an haml al asfar fil asfar fi takhrij ma fil ihya minal akhbar du Hafidh al 'Iraqy -qu'Allâh lui fasse miséricorde- avec des annotations.

Ceci fut pour lui le début d'un grand bien car il avait de plus en plus d'envie pour la science du Hadith jusqu'à que son père désapprouva sa préoccupation pour cette science et lui disait : " La science du Hadith est réservée à ceux qui font faillite !".

Malgré tout cela, l'amour du cheikh pour le Hadith du Messager d'Allâh -prières et bénédiction d'Allâh sur lui-, et la distinction de l'authentique et du faible ne faisaient qu'augmenter. Et puisqu'il vivait sous la charge de son père qui avait à sa charge une grande famille, il n'avait pas les moyens d'acheter ce qu'il lui fallait comme livres qu'il ne trouvait pas dans la bibliothèque de son père qui était pleine de livres suivant le rite Hanafite.

C'est pour cela qu'il se dirigea vers la grande bibliothèque Adhahirya. De même certaines librairies commerciales lui prêtaient des livres comme la librairie de Salim al Qouçaibany -qu'Allâh lui fasse miséricorde- et la librairie arabe Hachémite (al Maktaba al 'arabya al hachimya) de 'Oubeid Ikhwan.

Son intérêt pour le Hadith et ses sciences est devenu sa grande préoccupation, jusqu'à ce qu'il lui arrivait de fermer sa boutique pour aller à la librairie Adhahirya et il y restait douze heures sans se lasser de la lecture, des annotations et de la vérification sauf pour les Salâts pour lesquelles il s'arrêtait. Et souvent il mangeait simplement dans la bibliothèque. Puis la direction de la bibliothèque décida de lui réserver une pièce pour lui seul, pour qu'il puisse faire ses recherches utiles dans la science, et aussi de lui donner la clé de la bibliothèque. Et là, pendant des années, le cheikh venait tôt le matin avant les employés qui eux retournaient chez eux à l'heure du Dhohr sans revenir, alors que lui, y restait ce qu'Allâh veuille qu'il reste, et il lui arrivait de ne repartir qu'après avoir prié la Salât du 'Icha.

Tous ceux qui le voyaient à l'époque dans la bibliothèque, savaient le degré de ses efforts et sa volonté de ne pas perdre de temps, jusqu'à que certains lui en voulaient car il était trop dans la lecture et l'écriture lorsqu'ils lui rendaient visite à la bibliothèque. Naturellement le cheikh était excusable car il ne voulait pas perdre son temps avec les longues salutations et bienvenues, il répondait aux questions qui lui étaient posées, tout en regardant dans le livre et sans relever son regard vers celui qui pose la question avec le strict minimum de mots suffisants.

Son diplôme du hadith

Il a obtenu son ijaza de hadith de Mouhammad Raghib Attabbakh, l'historien de Halab. A cette époque, le cheikh Al-Albâni était encore tout jeune, mais le cheikh at-Tabbakh était surpris de ce qu'il entendait sur lui au sujet de sa grande volonté dans le prêche au Livre et à la Sounnah, et son étude des sciences du Hadith.

Son début dans le salafisme

Il commença à contredire le Madh-hab Hanafi dans lequel il grandit. Son père s'opposait à lui durement, alors le cheikh lui disait qu'il n'était pas permis à un musulman de délaisser la pratique des Hadiths du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) alors qu'ils sont authentiques et que certains Imams les ont mis en pratique quelque soit celui qui les contredit, tout en lui expliquant aussi que ceci est la voie de l'Imam Abou Hanifa ainsi que les autres imams, qu'Allâh leur soit clément.

Et c'est comme ça que les discussions ont commencé entre le cheikh Al-Albâni et les autres savants. Il subit une grande opposition de la part de beaucoup de cheikhs fidèles à leurs Madh-hab et des cheikhs Soufis, et surtout des gens de la même origine que lui (la communauté albanaise de Damas) qui poussaient la masse contre lui en prétendant qu'il était un Wahhabite égaré et ils prévenaient les gens contre lui, alors qu'au même moment des savants connus de Damas étaient d'accord avec lui et l'ont encouragé à continuer dans son prêche. Parmi eux, il y avait Bahjat Albaitar, 'Abdoul Fattah al Imam, Tawfiq al Barzah et bien d'autres, qu'Allâh leur soit clément. Le Cheikh Al-Albâni n'en avait que faire des paroles des gens et de leur opposition, mais bien au contraire ceci ne faisait que le pousser à persister sur sa voie.

Le cheikh prit en main l'étendard du Tawhid et de la Sounna, et visita beaucoup de savants de Damas et il y a eu entre lui et eux beaucoup de discussions sur des questions du Tawhid, l'attachement fanatique au Madh-hab et les innovations, et ceci, en compagnie du cheikh 'Abdoul Fattah al Imam (رحمه الله) qui était à l'époque le président de l'association des jeunes musulmans.

L'enseignement à l'université Islamique de Médine

Le cheikh devint célèbre, les savants retournaient à lui, les responsables des écoles de science reconnaissaient son degré. Ce qui poussa les responsables de l'université islamique (de Médine) lors de sa fondation, et à leur tête le Mouhammad Ibn Ibrahim Âl cheikh -qu'Allâh lui fasse miséricorde-, de choisir le cheikh Al-Albâni pour le poste de professeur du Hadith, de ses sciences et de sa compréhension à l'université. Le cheikh y resta trois ans, de l'année 1381h jusqu'à la fin de l'année 1383h, en enseignant le Hadith et ses sciences. Et à cette époque, il était membre du Conseil de l'université.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 16:52

L'Imâm 'Abdil 'Azeez bin 'Abdillah bin Baaz (rahimahullâh)

SON NOM ET ORIGINE

Il était le noble et le savant exemplaire, 'Abdul 'Azeez bin 'Abdillah bin 'AbdirRahman bin Muhammad bin 'Abdillah Aali Baaz, Qu' ALLAH lui accorde Sa miséricorde. Les Baaz était une famille profondément ancrée dans la science, le commerce et l'agriculture. Ils étaient connus pour leurs valeurs et leurs caractères.
Shaikh Sulayman bin Hamdann, Qu' ALLAH lui accorde Sa miséricorde, écrit dans son livre sur la biographie des savants hanbalites : « Leur origine est de Médine, puis l'un de leurs ancêtres se déplaça à Dur'eeyah ».

SA NAISSANCE ET SA JEUNESSE

Il est né à Riyadh, la capitale du Najd, le 12 de Dhul Hijjah en 1330 de l'hégire. C'est là qu'il passa son enfance, son adolescence et ses premières années de l'âge adulte.

L'imaam Ibn Baaz grandit dans un environnement favorable à la science, puisque Riyadh à cette époque, comptait beaucoup de savants et d'imaam. C'était également un lieu de sécurité et de paix depuis que le roi 'Abdul 'Azeez la reconquit et y établit la justice basée sur les lois de l'Islam. Ceci eut lieu après que Ryadh eut été un endroit de désordre incessant et d'instabilité.

L'Imaam Ibn Baaz débuta par l'apprentissage du Coran comme à l'habitude des salafs qui mémorisaient le Qur'an avant d'aborder les autres sciences. Il apprit donc le Qur'an par c½ur et ce avant l'âge de la puberté. Puis il étudia auprès des savants de sa région.

IL est très important de noter que sa mère, Qu'Allah lui accorde Sa miséricorde, à joué un grand rôle dans son cheminement vers la science, puisqu'elle était celle qui l'encourageait constamment et le poussait à acquérir la science, comme il le précise vers la fin de l'une de ses conférences « Mon voyage avec les écrivains » , dans laquelle il évoque des moments de sa vie.

L' Imaam Ibn Baaz possédait encore la vue pendant la première partie de sa vie. Mais par la sagesse infinie d'ALLAH, Sa volonté fut que la vue de l'Imaam s'affaiblit en raison d'une maladie de l'½il en 1346 de l'Hégire, ce qui entraîna la perte totale de sa vue en l'an 1350H, et ce peu de temps avant avoir atteint l'âge de 20 ans.
Cependant cela ne l'empêcha pas de persévérer et de s'appliquer dans la recherche de la science, qu'il poursuivit et dans laquelle il excella. De manière assez surprenante, sa cécité fut pour l'Imaam Ibn Baaz un vecteur de bienfaits, puisqu'il fut capable d'en tirer plusieurs avantages au nombre desquels nous pouvons en citer au moins quatre :

1. La récompense d'ALLAH
L' Imaam AL bukhari à rapporté dans son sahih, un hadith qudsee :
D' après 'Amr l'affranchi d'al Muttalib, qui se réfère à Anas ben Malik, le Messager d' ALLAH dit : « ALLAH a dit : « Lorsque J'éprouve un de Mes serviteurs par la perte de ses deux choses qu'il aime et qu'il se résigne, Je lui donnerai en échange le Paradis. » Anas : Le Prophète voulait parler des deux yeux. N° 5653

2. Une bonne mémorisation
L'Imaam Ibn Baaz était le Haafidh (mémorisateur) de cette époque quant à la science du Hadeeth. Si on le questionnait sur un hadith qui se trouve dans les 6 Recueils de Hadeeths ou d'autres recueils comme le Musnad de l'Imaam Ahmad, on se rendait compte qu'il connaissait parfaitement les chaînes de transmission du hadith mot pour mot, les dires du savant sur le hadith, les narrateurs et son explication.

3. Absence d'intérêt pour les biens matériels
L'Imaam Ibn Baaz délaissait les plaisirs de ce bas monde, adoptant un mode vie plein d'humilité et faisant abstraction des biens matériels.

4. Une grande détermination
La perte de la vue a rendu l'Imaam Ibn Baaz plus déterminé et persévérant dans sa recherche d'acquisition de la science au point de devenir l'un des plus grands savants, connu à travers le monde entier. En effet ALLAH lui remplaça la lumière de ses yeux par la lumière du c½ur, l'amour pour la science et l'attachement à la Sunnah du Prophète.

SES PROFESSEURS

Après avoir mémorisé le Quran, l'Imaam Ibn Baaz, Qu'ALLAH lui accorde Sa miséricorde, il étudia les autres sciences islamiques auprès de plusieurs savants de Riyhad, dont les plus éminents furent :

• Shaikh Muhammad bin 'Abdil Lateef Aali Sheikh, l'arrière- arrière petit fils de l'imaam Muhammad bin 'Abdil Wahab
• Shaikh Salih bin 'Abdil 'Azeez Aali Sheikh, l'arrière-arrière petit fils de l'imaam Muhammad bin 'Abdil Wahab et Principale Juge de Riyadh
• Shaikh Sa'ad bin Hamad Al 'Ateeq, Juge de Riyadh
• Shaikh Hamad bin Farris Vice president de la Trésorerie de Riyadh
• Shaikh Sa'ad Waqqas Al Bukharee, faisant partie des savants de Mekka auprès de qui il appris la science du tajweed depuis 1355 de l'hégire.
• Shaikh Muhammad bin Ibraheem Ibn Aali Sheikh, ancien Mufti du Royaume d'Arabie Saoudite. Il assista à ses cercles d'études pendant près de 10 ans, étudiant à ses côtés toutes les sciences islamiques, entre l'année 1347 et l'année 1357 de l'hégire. Ce fut à cette époque que son professeur le nomma juge.

SON PARCOURS

Lorsque l'Imaam Ibn Baaz fut choisi pour devenir Juge de la région de Khraj, il accepta à contrecoeur étant donné qu'il n'éprouvait aucune prédisposition pour ce type de poste, qu'il occupa malgré tout suite aux encouragements de son professeur Shaikh Muhammad bin Ibrahim Aali Shaikh, et sur ordre du Roi 'Abdul 'Azeez.
Il arriva à Dalan, capitale de la région de Kharj à l'époque, où il fut accueilli chaleureusement. Dès son arrivée, il se rendit à la mosquée Centrale et pria 2 rak'at, conformément à la sunna. Puis il se reposa en présence de celui qui était l'émir de Dalan à l'époque, Naasir bin Sulayman al Huqbaannee. Peu après, la foule se rassembla autour de lui et il leur administra un prêche d'une grande intensité. Il leur dit entre autre qu'il n'avait pas désiré ce poste mais que c'était un ordre et qu'il se devait d'obéir au gouverneur.

Dès ses débuts en tant que juge, ALLAH apporta davantage de bien par son biais et il jugeait avec justice et bonté. Il servira à ce poste durant un peu plus de 14 ans.
Pendant cette période, la région de Kharj se transforma en un espace de bien et de justice. L'Imaam Ibn Baaz attribuera ce résultat aux c½urs bons des gens et de leur estime pour la vertu et la justice.

Les tribunaux se trouvant à Ad-Dalam, il y élit résidence dans la demeure offerte par l'Imaam 'Abdullah bin Faysal bin Turkee.
L'Imaam Ibn Baaz était connu à travers le monde musulman pour ses verdicts religieux ( fatwas ) et ses livres bénéfiques.
Il présidait plusieurs comités de séminaires d'enseignement en Arabie Saoudite, et donnait des cours par téléphone aux musulmans vivant à l'extérieur du Royaume. Il répondait aussi aux questions des gens à la radio et pendant les périodes bénies du Hajj et du Ramadan .
Ses paroles furent également diffusées dans les journaux, magazines et articles musulmans à travers le monde.

Bien qu'occupé dans son rôle de propagation de la da'wah et de l'instruction, il prenait également le temps pour se consacrer à l'écriture de livres et de traités sur des questions importantes, que les musulmans se devaient de connaître. Ses travaux les plus connus sont :

L' obligation de suivre la Sunnah
L'attaque idéologique
La vie et l'appel de l'Imaam Muhammad bin 'Abdil Wahab
3 traités sur la prière
La croyance correcte et ce qui l'oppose
Leçons importantes pour le commun des soumis à Allah (al muslimûne)
Critique du nationalisme arabe
2 essais sur le Jeûne et la Zakat
Règles concernant les images
Règles concernant la célébration de l'anniversaire du Prophète
Mise en garde contre les innovations

Il existe également beaucoup d'autres livres, qui peuvent être lus ou imprimés sur le site web officiel de l'imaam : www.binbaz.org.sa.
Cela s'ajoute aux nombreuses fatawas, qui ont été rassemblées, compilées, publiées, réparties dans de nombreux volumes.

SON ENSEIGNEMENT ET SES ACTIVITES RELIGIEUSES

1) Il travailla comme juge dans la région de Kharj en Arabie Saoudite pendant 14 ans de 1357 à 1371.
2) Il enseigna à l'institut d'enseignement de Riyadh en 1372H, et à l'établissement de Shari'ah dès sa création, enseignant notamment le Fiqh , Tawheed et les Hadeeths . Il occupa ce poste durant 9 ans jusqu'en 1380H.
3) En 1381H, il fut nommé Vice-Recteur de l'Université Islamique de Médine, occupant cette fonction jusqu'en 1390H.
4) C'est alors qu'il fut nommé comme recteur de l'université islamique de Médine en 1390H, suite au décès de l'ancien recteur Shaikh Muhammad Ibn Ibraheem Aali Shiekh au mois de Ramadan 1389H. Il resta à ce poste jusqu'en 1395H.
5) Le 10.14.1395, le roi ordonna que l'imaam Ibn Baaz soit nommé comme chef du conseil pour la recherche islamique, les fatwas, la da'wah et les conseils. Il se maintint à ce poste jusqu'en 1414H.
6) Le 1/20/1414 le roi nomma l'imaam Ibn Baaz comme grand Mufti du royaume d'Arabie Saoudite. Il occupa ce poste en même temps que celui de chef du comité de la recherche islamique et des fatwas.

Il occupa également les postes suivants :

1) Chef du comité permanent pour la Recherche islamique et des fatwaas
2) Président et membre du Comité de création de la Ligue Musulmane Mondiale.
3) Président du Haut Conseil de La Ligue Mondiale
4) Président du Conseil Suprême Mondiale des Mosquées
5) Président de l'Assemblée Islamique de Fiqh à Médine
6) Membre du Haut conseil à l'Université Islamique de Médine
7) Membre du Comité Suprême pour la Propagation de l'Islam

Ses étudiants

L'imaam Ibn Baaz, qu'ALLAH lui accorde Sa miséricorde, eut de nombreux étudiants qui assistaient à ses cours et à ses cercles d'études. Les plus illustres d'entre eux furent :

Muhammad Bin Salih Al Uthaimine, ancien membre du Conseil des Grands Savants, qu'ALLAH lui accorde Sa miséricorde.
'Abdullah bin Hamad Al Qu'ood, membre actuel du comité permanent pour la Recherche Islamique et de la Fatwa et du Conseil des Grands Savants
'Abdul Muhsin al 'Abbad, ancien Recteur et Vice Recteur de l'Université Islamique de Médine
Salih Bin Fawzan Al Fawzan, membre régulier du Comité Permanent pour la Recherche Islamique et de la Fatwa et également du Conseil des Grands Savants
Rabee' ibn Hadee al Madkhali
Abdul 'azeez bin 'Abdillah Ar Rajihee

Ses caractéristiques physiques et son apparence

Le shaikh, qu'ALLAH lui accorde Sa miséricorde, était de corpulence et de taille moyenne. Son visage était rond et son teint hâlé. Il avait un nez en courbe, et une barbe qui était courte sur les côtés mais épaisse sous le menton. Si à l'origine sa barbe était noire, quand des poils blancs apparurent il la teinta avec du henné.
Il ressemblait par cela à beaucoup de ses prédécesseurs. D'apparence agréable, il portait toujours des habits blancs et avait d'amples vêtements, et des pantalons qui tombaient à la moitié de son tibia.

Son humilité et sa piété

Connaissant sa propre valeur, l'imaam se montrait très humble envers ALLAH.
C'est pourquoi il traitait les gens de la meilleure des manières, faisant preuve de gentillesse et de clémence. Il n'offensait jamais personne et ne se montrait jamais arrogant. Il ne voulait pas donner une fausse impression de supériorité ni ne se levait pour partir quand il était en compagnie de pauvres et de nécessiteux, et ne s'abstenait pas de marcher avec eux et de les fréquenter.
Il ne se privait jamais d'écouter les conseils de ceux qui étaient moins reconnus que lui.
Une autre preuve de son humilité était qu'il acceptait les invitations de ses étudiants et de ses amis proches à l'occasion de leurs mariages. Il arrivait très tôt et demandait à l'un des frères présents de réciter des verset du Qur'an qu'il expliquait à chaque invité.

Sa mort

L'Imaam Ibn Baaz mourut un jeudi, le 27 du mois de Muharram, 1420 de l'hégire (13/05/1999) suite à un arrêt du c½ur. Il avait 89 ans.
Des millions de personnes à travers le Royaume d'Arabie Saoudite se rassemblèrent pour assister à la prière funéraire et il fut enterré dans le cimetière de Adl à Makkah.
Les musulmans à travers le monde pleurèrent sa mort, et ce seulement quelque mois après que le monde musulman perdit un autre grand savant, l'Imaam Al Albani, qu'ALLAH leur accorde sa miséricorde.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 16:55

Cheikh Mouhammad ibn Salih ibn Mouhammad ibn 'Outhaymine (rahimahullâh)

· Son nom est abou 'Abdillah Mouhammad ibn Salih ibn Mouhammad ibn 'Outhaymine al Wahaybi at-Tamimi.

· Il est né dans la ville de 'Ounayza[3] le 27 du mois du Ramadhan béni de l'année 1347 H (1926).

· Il a apprit et étudié le Saint Coran de son grand-père maternel, le cheikh 'Abdour-Rahmane ibn Souleyman Âl Dâmigh -qu'Allah lui fasse miséricorde-. Ensuite il est parti à la recherche de la science, a apprit l'art de l'écriture et du calcul et d'autres matières.

· Cheikh 'Abdour-Rahmane as-Sa'di[4] -qu'Allah lui fasse miséricorde- avait deux de ses étudiants à qui il donna la responsabilité d'enseigner aux enfants : le premier est le cheikh 'Ali as-Sâlihi et le deuxième le cheikh Mouhammad ibn 'Abdil'Aziz al Moutawoui'-qu'Allah leur fasse miséricorde-. Il étudia chez le second le résumé de al 'Aqidah al Wassitiya du Cheikh 'Abdour-Rahmane as-Sa'di, et Minahij as-Salikin dans le Fiqh toujours du cheikh as-Sa'di et al Ajroumiyah et al alfiya[5].

· Il a étudié chez cheikh 'Abdour-Rahmane ibn 'Ali ibn 'Aoudan la science de l'héritage et le Fiqh.

· Il apprit avec Cheikh 'Abdour-Rahmane ibn Naçir as-Sa'di, celui qui est considéré comme son premier professeur, il apprit de lui le Tawhid, le Tafsir, le Hadith, le Fiqh, les bases du Fiqh, la science de l'héritage, les sciences du Hadith, la grammaire et la conjugaison.

Il avait une grande place auprès de son cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- et lorsque le père de Mouhammad ibn 'Outhtaymine -qu'Allah lui fasse miséricorde- a déménagé à Riyadh, et voulait l'emmener avec lui, le cheikh 'Abdour-Rahmane as-Sa'di -qu'Allah lui fasse miséricorde- lui a écrit : « Ce n'est pas possible ! Nous voudrions que Mouhammad reste ici jusqu'à ce qu'il apprenne bien ».

· Et le cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit : « J'ai beaucoup pris dans la façon d'enseigner la science et de la présenter aux étudiants avec des exemples, et de la même façon j'ai beaucoup profité de lui en ce qui concerne le comportement (Akhlaq) car le cheikh 'Abdour-Rahmane -qu'Allah lui fasse miséricorde- avait de très bons caractères, il avait beaucoup de science et d'adoration, il s'amusait avec le petit et il riait avec le grand, Il est l'un de ceux qui avait le meilleur comportement que j'ai vu ».

· Il a étudié chez le cheikh 'Abdoul'Aziz ibn 'Abdillah ibn Bâz[6] -qu'Allah lui fasse miséricorde-, qui est considéré comme son deuxième professeur, en commençant par Sahih al Boukhari, ainsi que quelques ouvrages de cheikh al Islam ibn Taymiya ainsi que quelques livres de Fiqh. Cheikh al 'Outhaymine a dit : « J'ai pris beaucoup de cheikh 'Abdoul'Aziz ibn Bâz dans le domaine du Hadith, ainsi que dans le domaine des bonnes m½urs et du comportement (Akhlaq) et il était accessible aux gens ».

· En 1371h il a pris place pour enseigner à la mosquée et lorsque les instituts scientifiques de Riyad ont ouvert en l'an 1372H, il s'y est inscrit. Le cheikh a dit : « Je suis entré à l'institut scientifique en deuxième année après avoir demandé conseil à cheikh 'Ali as-Sâlihi et après avoir reçu l'autorisation de cheikh 'Abdour-Rahmane as-Sa'di -qu'Allah lui fasse miséricorde-. L'institut à cette époque se divisait en deux, particulier et général[7], et moi j'étais dans le groupe particulier.
Et il y avait aussi à cette époque la possibilité de « sauter une classe » c'est à dire qu'on étudiait les cours de l'année suivante pendant les vacances, ensuite on passait les examens à la rentrée, et si on y parvenait, on accédait à l'année suivante, et c'est comme cela que j'ai pu gagner des années ».

· Après deux années, il en est sortit et à été nommé professeur à l'institut scientifique de 'Ounayza tout en continuant d'étudier par correspondance à la faculté de Chari'a ainsi que l'apprentissage de la science auprès de cheikh 'Abdour-Rahmane as-Sa'di.

· Lorsque son Cheikh 'Abdour-Rahmane as-Sa'di -qu'Allah lui fasse miséricorde- est mort[8] on lui confia l'Imamat général de 'Ounayza, ainsi que l'enseignement dans la bibliothèque Nationale de 'Ounayza. Ensuite, il est partit enseigner à la faculté de Chari'a et Oussoul ad-Dine, annexe de l'université islamique Mouhammad ibn Sa'oud à Qassim, Tout en étant membre du conseil des grands savants du Royaume d'Arabie Saoudite. Le cheikh a fait un grand effort dans la prêche à Allah et dans les recommandations aux prêcheurs de tout lieu.

· Et il est digne de mentionner que son excellence le cheikh Mouhammad ibn Ibrâhim[9] -qu'Allah lui fasse miséricorde- l'a sollicité et a insisté pour qu'il prenne le poste de juge. Mais le cheikh (al 'Outhaymine -qu'Allah lui fasse miséricorde-) n'a pas accepté cette décision en ce qui concerne sa nomination comme président du tribunal religieux d'al Ahsa-a, il lui a demandé de le pardonner.

Et ce n'est qu'après plusieurs reprises et plusieurs correspondances personnelles que le cheikh (Mouhammad ibn Ibrâhim Âli cheikh -qu'Allah lui fasse miséricorde-) a accepté son refus en ce qui concerne sa nomination au poste de juge.


Parmi ses enseignants :

...Allah a donné à notre cheikh de l'intelligence et une grande volonté, et Il donne cela à qui Il veut. Aussi cheikh al 'Outhaymine a grandi auprès de grands savants. Il a étudié chez beaucoup de Macha-ikh de la ville de 'Ounayza et de Ryadh parmi ses professeurs –en plus de ceux qu'on a cité précédemment- il y a le cheikh Mouhammad Amine ach-Chinquiti qui est mort en 1393 h (1972), un exégète connu et grand connaisseur de la langue arabe, auteur du grand Tafsir connu Adwa al Bayan fi Idah al Qor-an bil Qor-an.

Cheikh al 'Outhaymine a étudié chez lui lorsqu'il était à l'institut et dit :
« Nous étions étudiant dans l'institut, nous étions assis en classe et un cheikh est entré. Si tu le voyais tu te serais dit : « Celui là c'est un bédouin parmi les nomades, et il n'a aucune science et ne fait pas attention à sa personne ! » Lorsqu'on la vu, on l'a méprisé et je me suis souvenu de cheikh 'Abdour-Rahmane as-Sa'di en me disant : « Je l'ai laissé et me suis assis devant ce bédouin ! » Mais lorsqu'il a commencé son cours, ont a vu beaucoup de science sortir de lui et nous avons su que nous étions devant un grand savant et nous avons beaucoup profiter de sa science, de son comportement, de son délaissement de ce bas monde »....


Une Méthode d'enseignement différente :

Il l'a hérité de son cheikh 'Abdour-Rahmane as-Sa'di et depuis plus de trente cinq ans il a une manière d'enseigner différentes des autres savants du pays comme 'Abdoul'Aziz ibn Bâz et 'Abdoullah ad-Douweych[12].

Ceux qui ont participé à ses assises ont vu que la méthode de ibn 'Outhaymine était très bénéfique d'un point de vue générale, parce que cheikh prête beaucoup attention à l'apprentissage des textes, et demande aux étudiants de réciter ce qu'ils ont appris et montre son mécontentement à l'égard de l'étudiant qui vient aux cours et n'apprend pas les textes. Parmi les livres enseignés chez le cheikh il y a le Saint Coran dont il faisait le Tafsir, Zad al Moustaqni' dans le Fiqh Hanbali, Boulough al Maram, Kitabou at-Tawhid, al 'Aqida al Wasitiya de cheikh al Islam ibn Taymiya, al Alfiya d'ibnou Malik dans la grammaire, al Ajroumiya en grammaire, al Bayqouniya dans la science du Hadith.

Quant aux grands ouvrages, cheikh ne demandait pas à tous les élèves de les apprendre par c½ur car cela prendrait beaucoup de temps.


Al 'Outhaymine a délivré des cours dans le Haram pendant plus de 35 ans :

Pendant plus de 35 ans, Cheikh Mouhammad ibn Salih al 'Outhaymine avait le rôle de professeur donnant des cours à l'intérieur du Haram sacré à Makkah.
Les cours du Haram faisaient parties de programmes organisés par la gestion des deux mosquées sacrées par les membres du bureau saoudien des grands savants et les membres du comité de Fatwa.
Il avait une place permanente au deuxième étage de la mosquée sacrée à la barrière de l'Ajyad où beaucoup de gens écoutaient son exposition érudite.
Il a donné des cours sur la 'Aqidah (Croyance), le Fiqh (jurisprudence), le Hadith et le Tafsir. Il a aussi commenté des ouvrages écrits par de grands savants tel que ibn Taymiya, ibnoul Qayim et d'autres.
De la même façon, il faisait des cours saisonniers pendant le Ramadhan et à la période du Hajj.
Des Dizaines de milliers de cassettes audio de ses conférences ont été enregistrées et sont disponibles au public. Les cassettes sont aussi disponibles à la bibliothèque de la mosquée sacrée à Makkah.
En dépit de ses conditions de santé, cheikh al 'Outhaymine ne s'est pas déchargé de ses responsabilités et obligations, et cela avec ponctualité et répondant aux questions de ses étudiants et des musulmans.
Il a participé à la réunion annuelle organisée par la société charitable pour la mémorisation du Saint Coran et laquelle récemment a été présidé par le prince 'AbdoulMajid, gouverneur de la région de Makkah.

Son dernier cours publique a été délivré une nuit avant la célébration de 'Aîd al Fitr. Pendant ce cours, il a parlé des méthodes et règles relatives au paiement de Zakat al Fitr. Il a aussi répondu à des questions sur d'autres sujets.

Cheikh al 'Outhaymine pendant ses derniers jours :

Cheikh al 'Outhaymine a été admis dans l'hôpital spécialisé du Roi Faissal de Jeddah où il recevait un traitement depuis ces 12 derniers jours.
Il a été traité par une équipe de spécialistes... Il a été mis sous équipement respiratoire huit jours à l'unité de soins intensifs.
Quand il a été admis à l'hôpital, il a été mis sur la liste de ceux à qui il ne sera pas pratiqué de réanimation cardiaque. De plus, il était trop en retard dans le traitement lorsqu'il est venu. La maladie s'était étendue dans son rein, son colon et un de ses poumons.
Il a été dit qu'il a souffert ses derniers jours de douleurs sévères à la suite de quoi il ne pouvait plus parler. Il était aussi rapporté qu'il a refusé de prendre le traitement chimique.
Il avait été aux États-Unis pour son traitement et après son retour, il a continué à recevoir des soins médicaux.
Mais, le cheikh qui savait que sa maladie était en phase terminale, a choisi de mourir à un endroit près du Haram Sacré à Makkah.
En dépit de son état de santé, il a continué à donner ses cours habituels dans les différentes villes et places.
Cheikh al 'Outhaymine est mort à l'âge de 74 ans, laissant un héritage de connaissance, son engagement sincère et sa lutte au service de l'Islam.
Il était un modèle de savant bien informé, de droiture, d'honnêteté, d'engagement et de service désintéressé pour la cause d'Allah. Un grand nombre de musulmans incluant Savants et étudiants ont assisté à la Salât Janaza qui a été faite à la mosquée sacrée à Makkah après la prière du 'Asr, jeudi.

Les ouvrages du cheikh :

Cheikh à écrit beaucoup d'ouvrages :
- Il ne commença à écrire qu'à partir de l'an 1382H (1962) avec comme premier livre le résumé de al 'Aquida al Hammaouiyah.
- Les sciences du Hadith
- Al Oussoul fi 'Ilm al Oussoul
- Al ghoussl wa salat
- La mécréance de celui qui délaisse la prière
- L'immolation de la bête
- La 'Oumra et le Hajj
- Fara-id (science de l'héritage)
- Loum'at al I'tiqad
- Le commentaire de la 'Aquida al Wasitiyah
- La croyance des gens de la Sounnah et du groupe
- Rissalatoul Hijab
- La purification du malade
- L'horaire des prières
- Soujoud as-Sahou fi Salat
- L'obligation de la zakat sur les bijoux
- Tafsir Ayat al Qoursi
- Fatawa pour les femmes
- Conseil à celui qui prêche à Allah
- Majmou' fatawa
- La divergence entre les savants, ses causes et notre position dessus
- Les fondements du Tafsir
- Des questions importantes
- Les règles concernant le mort et son lavage
- Les fondements du Fiqh
- Les règles de la diminution de la prière pour le voyageur
- Tafsir des versets concernant les règles religieuses
- Le commentaire de 'Oumdatoul Ahkam
- Les cours et les Fatawas donnés dans la mosquée sacrée à Makkah
- Toutes les formes d'intérêt
- Aperçu sur la croyance islamique
- Réponses aux questions concernant la vente et l'achat de l'or
- La sagesse dans l'envoi des messagers
- Le commentaire des fondements de la foi
- Le mariage
- 52 questions concernant les règles des menstrues dans la prière, le jeûne, le pèlerinage et la 'Oumra

# Posté le lundi 17 décembre 2007 05:08

Cheikh Ahmad ibnou Yahya An Najmî

SON NOM ET SA LIGNEE


Il est notre noble Cheikh, Al 'Allammah, Al Mouhadith, Al Faqih, l'actuel Mouftî de la région de Jâzân, le porteur du drapeau du Hadîth et de la Sounnah, le Cheikh Ahmad ibnou Yahya bnou Mouhammad bnou Shabîr An Najmî des âli Shabîr des Banî Hoummad, une des tribues bien connue de la région de Jâzân.



SA NAISSANCE


Le Cheikh est né dans le village de Najâmiyah, le 22 du mois de Shawâl 1346H et a grandi dans la maison de ses deux parents pieux d'une façon incomparable.
Ses parents avaient fait une demande à Allah de ne pas le charger des travaux de ce bas monde, Allah fit que ceci soit vrai.

Ses deux parents prenaient garde de leur enfant au point de ne pas le laisser jouer avec les enfants. A l'âge de la puberté, ils le mirent aux écoles du village où il apprit à lire et écrire. il apprit la récitation du Coran dans l'école national avant la venue de Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî, 3 fois et la dernière fut en 1358H quand il resta là.

Il lit le Coran la première fois à Cheikh 'Abdu ibnou Mouhammad 'Aqîl An Najmî en 1355H. Puis à Cheikh Yahya Faqih Abassî, qui était originaire du Yemen et vient à Najâmiyah pour y rester. Notre Cheikh étudia chez lui en 1358H mais quand Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî arriva à Najâmiyah il y'eut un débat entre lui et son professeur sur l'élévation d'Allah car il était 'ach'arî. Le Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî le mit en défaite et il quitta la ville.



SON PARCOURS DANS LA SCIENCE


Après le départ de son professeur ach'arî, le Cheikh avec ses deux oncles paternels Hassan ibnou Mouhammad An Najmî et Husseyn ibnou Muhammad An Najmî assistaient fréquemment aux cours de Cheikh Al Qar'âwî dans la ville de Sâmitah, c'était en 1359H.
En 1360H et pour être précis au mois de Safar, notre Cheikh rejoignit l'école salafi (compréhension du Coran et de la Sounnah seon les pieux prédecésseurs) et y récita le Coran sous l'ordre de Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî au Cheikh 'outhmân ibnou 'outhmân Hamlî. C'était tel qu'il lui récita entièrement le Coran avec les règles de tajwid et mémorisa les livres "Touhfatul Atfâl", "Hidâyatoul Moutafîd'', "Thalathatoul ousosul", "Al Arba'in An Nawawiyah", "Al Hissâb" et il perfectionna l'art de l'écriture.

Il s'asseyait dans les cercles d'études que Cheikh Al Qar'âwî avaient mis là, jusqu'à ce que les jeunes étudiants partaient après la salat Ad Dhouhr. Alors, il assistait aux cercles des étudiants plus âgés dont Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî était le professeur personnel. Il resta dans cette classe de la salat Ad Dhouhr jusqu'à la salat Al 'ichâ' puis il repartAit avec ses deux oncles à la ville de Najâmiyah.

Après 4 mois, Cheikh Al Qar'âwî lui donna la permission d'assister aux cours des étudiants plus âgés. Il lit au cheikh les livres suivants: "Ar Rahabiyah" sur les lois de l'héritage, "Al Ajroumiyah" sur la grammaire arabe, "Kitabou At Tawhîd", "Bouloughoul mâram", "Al Bayqouniyah", "Noukhba oul Firkri" avec son explication "Nouzahatou Nadhri", "Moukhtassarât fi sîrah", Tasrîfoul Ghazî"," Al 'Awâmil fil nahou mâ itou", "Al Waraqât" sur les fondements de la jurisprudence , "'Aquidaotu At Tahâwiyah" avec l'explication de Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî ceci avant de voir l'explication de Cheikh ibnou abil 'iz, il étudia aussi une partie du livre "Al Afiyah" d'Ibnou Mâlik et "Douraroul Bahiyah" et son explication "Ad Dararoul Madiyah" dans la jurisprudence tous deux écrits par Cheikh Ach Chawkânî. Il en est de même pour d'autres livres parmi lesquels il y'en a qui sont étudiés comme sujet assigné comme ceux précités et d'autres qui sont étudié pour la culture générale comme des traités concis ou petites épîtres ou des livres de référence qui servent pour une recherche comme "Nayloul awtâr ", " Zâdoul Mi'ad", "Nouorul Yaqîn", "Al Muwatta" et "Al oummouhât".


En 1362H, Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî distribua des parties d'Al oummouhât (livres de hadîth) qu'il avait dans sa bibliothèque à ses étudiants, qui contiennent Sahîh al Boukharî, Sounan Abi Dawoûd, Sounan An Nessâi, Al Mouwatta de l'Imam Mâlik. Ses étudiants commencèrent à lui lire ces livres mais n'ont pas pu les terminer à cause de la sécheresse.

En 1364H, ils retournèrent chez lui pour le lire et ils reçurent de lui al Ijazah (autorisation religieuse) de rapporter Al oummouhat As Sita.

En 1369H, il étudia auprès de Cheikh Ibrahîm ibnou mouhammad al 'Amoudî, le juge de Sâmitah à l'époque, deux livres: "Islah al Mujtam", et le livre de fiqh de cheikh Abdourahmân As Sa'dî fait sous forme de questions-réponses intitulé "Al Ichrad ila Ma'rifatoul Ahkam"

Il étudia aussi chez Cheikh 'Alî ibnou Cheikh 'outhmân Ziyad As Soumâlî sous l'ordre de Cheikh Al Qar'âwî, il étudia un livre de grammaire "Al 'Awâmil fi Nahwi Miât ainsi que d'autres livres de grammaire et de morphologie,conjugaison.

En 1384H, il assista aux cercles d'études de l'Imam, Al 'Allammah, le moufti du Royaume d'Arabie Sa'oudite Cheikh Muhammad ibnou Ibrahîm âli Cheikh pendant un peu près deux mois. Dans ces cercles il prit le tafsîr d'Ibnou Jarîr at Tabari avec la récitation d'Abdulazîz Ash Shoulhoub au sujet du tafsîr. La même année, il assista aux réunions avec Cheikh AbdulAzîz ibnou Bâz pendant un mois et demi environ, ses classes étaient sur As Sahîh Al Boukharî entre la prière du Maghrib et celle de l'Ichâ'.



SES PROFESSEURS


De ce que tu as pu lire, il t'apparait que ses professeurs étaient:

1] Cheikh Ibrahîm ibnou Mouhammad Al 'Amoudî, le juge de la ville de âamitah de son époque.
2] Cheikh Hâfidh ibnou Ahmad Al Hakamî
3] Cheikh, Al 'Allammah, le da'i, le réformateur de la partie sud de l'Arabie 'Abdoullah Al Qar'âwî
4] Cheikh 'Abduh bnou Mouhammad Aqîl An Najmî
5] Cheikh 'outhmân ibnou 'outhmân Al Hamlî
6] Cheikh 'Alî bnou 'outhmân Ziyâd As Somalî
7] Cheikh Mouhammad ibnou Ibrahîm Âli Cheikh, le Moufti du Royaume de sa'oudi de l'époque.
8] Cheikh Yahya Faqih 'Abassî Al Yamanî




SES ETUDIANTS


Notre Cheikh qu'Allah le préserve a eu beaucoup d'étudiants. Celui qui veut passer le nombre d'année qu'il a passé dans l'enseignement devra passer au moins la moitié d'un siècle. Il est compréhensible qu'il a eu beaucoup d'étudiants et cela nécessiterait des livres pour les répertorier, toujours est-il que j'en citerai quelques uns pour te donner une idée et pour chercher les autres:

1] Notre Cheikh, Al 'Allammah, le mouhadith le défenseur de la Sounnah Rabe' ibnou Hadî AL Madkhalî.
2] Notre Cheikh al'allammah, Zeyd ibnou Mouhammad bnou hadî Al MAdkhalî.
3] Notre Cheikh le savant l'excellent 'Ali ibnou Naçer Al Faqîhî.

Il est suffisant de citer ces 3 noms car ils sont répandus parmi les cercles de science et personne ne pourra nous blâmer d'avoir agît ainsi.



SES APTITUDES ET SON INTELLIGENCE


Le Cheikh a un très haut niveau d'intelligence et l'histoire qui suit n'est qu'un exemple de son intelligence et de sa bonne mémoire depuis qu'il est enfant:

l'oncle, Cheikh 'oumar ibnou Ahmad Jardî Al Madkhalî dit:
"Quand Cheikh Ahmad voulait assister au cours de l'école salafi de Sâmitah avec ses deux oncles Hassan An Najmî et Husseyn An Najmî, il assistait aux cours des étudiants plus âgés en 1359H , alors qu'il n'avait que 13 ans, il voulait assister aux cours de Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî avec les étudiants plus âgés et les mémoriser".
C'est pour çà que Cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî l'a laissé assister aux cours des plus âgés pour l'enseigner de ce qu' il voyait chez lui comme supériorité, rapidité,mémorisation intelligence.



SES TRAVAUX


Notre Cheikh, qu'Allah le préserve, a travaillé dans l'école de cheikh 'Abdoullah Al Qar'âwî comme volontaire. Et quand sa position commençait à être payé, il eut le poste de professeurs dans sa ville An Najâmiyah c'était en 1367H. En 1372H, il fut transféré comme Imam et professeur dans la ville d'Abou Soubaylah Balhourath.

Le 1/1/1374H, suite à l'ouverture de l'université éducationnelle de Sâmitah, il fut assigné là bas comme enseignant jusqu'en 1384H. Il resta à ce poste avec l'espoir d'être professeur à l'Université de Médine, il partit jusque là mais les circonstances ont fait qu'il revient à Sâmitah et Allah décréta qu'il soit guide au Ministère de la Justice d'Al Jâzân en conseillant les gens de la meilleure des manières.

Le 1/7/1387 Il retourna enseigner à l'Institut éducationnel du district sur sa demande. En 1389H au début de l'année il partit pour l'Institut de Sâmitah où il y enseigna jusqu'à son départ en 1410H


Depuis ce moment, jusqu'au moment où j'écris ces lignes, il alterne entre l'enseignement chez lui, à la mosquée, dans d'autres mosquées du district tout en tenant ses classes et répondant aux questions.

Il fait tout ceci conformément aux conseils finals de son Cheikh qui lui conseilla de passer son temps dans l'enseignement et de faire attention aux élèves et particulièrement ceux qui ont quitté leur famille pour étudier. Il patienta beaucoup dans cela, qu 'Allah le récompense et le préserve.

Il suivit aussi le conseil final de son professeur 'Abdoullah Al Qar'âwî qui est de continuer à étudier et à prendre la science des autres. Principalement dans les matières de Hadîth et de Fiqh à un point tel qu'il surpassait ses collègues. Qu'Allah bénisse sa vie et sa science et nous fasse profiter de ses efforts.



SES OUVRAGES


Notre cheikh qu'Allah le préserve a écrit beaucoup de livres, certains d'entre eux sont édités d'autres pas, nous demandons à Allah de faciliter leur édition pour que le bénéfice soit atteint.

Parmi ses livres il y'a :

1] Awdahoul Ishârati fi Radi 'ala man abâha al mamnou' min ziyârah
2] Ta, sisoul Ahkâm Sharhou oumdatoul Ahkâm Une petite partie a été éditée
3] Tanzihu Ash shari'ah 'an Ibâhatil Aghâni al khali'ah
4] Rissâlatoul Irshâd ila Bayânoul Haq-q fi houkmil Jihâd
5] Rissalatun fi hukmil Jahril bil basmalah
6] Fathou Rabboul Wadoud fil fatâwâ war Roudoud
7] Al mawrid Al Adh'b az zilal fimâ intaqada 'ala ba'adil manâhij ad da'awiyah minal 'aqâ'id wal a'mâl.

Et il a encore beaucoup d'autres livres qu'il a présenté aux Musulmans qui sont bénéfiques, qu'Allah le récompense de la meilleure des récompenses et fasse bénéficier l'Islam et les Musulmans à travers lui. Que les prières et les salutations soient sur notre Prophète, sa famille et ses compagnons.

# Posté le lundi 17 décembre 2007 10:06

Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di

Il est le cheikh Abu 'Abdellah 'Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di rahimahoulah de la tribu de Banu Tamim.

Il est né dans la ville de 'Unayza, dans la région de Qaseem, le 12 muharam de l'année 1307 de l'Hégire (1886 A.J-C). Sa mère est morte quand il avait quatre ans et son père est mort quand il en avait sept.



Il mémorisa le coran et maîtrisât la science de la récitation avant qu' il atteigne l'age de onze ans. C'est alors qu'il s'engagea à la recherche de la science étudiant avec les savants de sa ville et ceux qui y sont passés.

Parmis ses professeurs ont compte Cheikh Ibrahim ibn Mouhamed ibn Hassir, Cheikh Mouhamed ibn 'Abdel Karim as-Shibil, Cheikh Salih ibn 'Uthman, le juge de 'Unayza et cheikh Mouhamed as-Shanqiti, un habitant du Hijaz, et pleins d'autres encore. Quand à ceux qui ont dit qu'il a étudié avec ibn Taymiya ou bien ibn al Qayim, cela est d'une certaine manière vrai étant donné qu'il était un grand étudiant de leurs écris.

Sa plus grande qualité fut ses bonnes manières. Il était très humble avec les personnes agées ainsi qu'avait les jeunes personnes. Il s'adressait a chaque personnes selon son niveau de compréhension et selon se qui lui est bénéfique. Il était indifférent au chose de se bas monde et au temptation de la vie. Il n'avait que faire du rang sociale, le pouvoir ou la gloire.


Il écrit plusieurs livres parmis lesquels : Tafser al Qouran en 8 volumes, Haashiyah Fiqhiyyah, Deewaan Khutab, al-Qawaa.id al-Hisaan, Tanzeeh ad-Deen, Radd alaa al-Qaseemee, al-Haq-q al Waadhih al-Mubayyin, Bahjatu Quloob al-Abraar, ar-Riyaadh an-Naadhirah, et d'autres encore. Il vécut une vie pleine de bénédictions jusqu'à la fin de sa vie le 24 Jumada ath-thanie de l'année 1376 (1955 A.J-C).

# Posté le lundi 17 décembre 2007 10:08